Bollman Coupe , 2007 |
1. e4 d6 2. d4 Cf6 3. Cc3 g6 4. Fc4 c6 5. h3?!
5. Cf3 finissait le développement.
6. Fd3 Reculer est souvent un aveu de faiblesse, mais c’est parfois nécessaire. Le coup du texte place les blancs en position d’inconfort.
Laisse un pion sans compensation. L’autre option n’est guère plus réjouissante : 7.e5 bxc3 8.exf6 cxb2 9.Fxb2 e6 et le pion f6 devient indéfendable.
7... Cxe4 8. d5 Cf6 9. dxc6 Cxc6 10. Cf3 Fg7 11.
Par cet aller-retour, les blancs montrent leur peine à trouver un plan constructif.
17... Db6
Ici, les noirs pouvaient engranger un bénéfice substantiel immédiat : 17...a4 18.Fa2 bxa3 19.Tb1 Fa6, nécessaire pour soustraire le fou de la menace de la tour b après l’ouverture de la colonne. Maintenant, les blancs laissent du matériel : le fou a2 ou la tour f après 20.bxc3.
18. axb4 axb4 19. Tb1 d4 20. Fh6 Tfe8 21. c3
Donne un second pion gratuitement.
21... dxc3 22. bxc3 Fxc3 23. Cg5 Tad8 24. Df3 Ce5
Obligé pour protéger la case f7 et le mat au coup d’après
25. Df6??
Les blancs devaient penser que « perdu pour perdu, autant mater tout de suite l’adversaire en g7 ! » Le raisonnement serait excellent s’il n’y avait un petit problème de chronomètre ou de bienséance.
25... Cf3+
La dame est perdue. Quand on fait une course de vitesse, on ne peut pas franchir la ligne d’arrivée ensemble, sinon ce n’est plus une course. Il faut qu’il y en ait un qui cède sa (première) place, ne serait-ce que par politesse. 25.Df4 ne sauvait rien du tout car les 2 pions d’avance faisaient, de toute façon, la différence en finale.
0-1 [P Kristof]